Dbloc notesBruno BazinetUn soir de fête de la musique, 21 juin 2003, concert en plein air de Michel Jonasz, je rencontrais des gens que je n'avais fait que croiser virtuellement sur le net. C'était un concert que peu d'entre nous ont oublié. En discutant après Bruno G me parle du disque de Bruno Bazinet. Lauteur me dit qu'on lui avait fait un site pour parler du disque qu'il venait de faire. Là évidemment, ça pourrait avoir été dit du ton, "tu vas voir ce que tu vas voir" mais non pas du tout, c'était plutôt, tu peux écouter si tu veux, pas en s'excusant de déranger mais presque.
Curieux j'écoute les extraits, je lis les textes, ça me donne envie d'en savoir plus parce que la qualité sonore sur le net, c'est pas toujours top. Le disque arrive, bleu, j'aime la couleur déjà. J'écoute le CD, un côté premier disque, avec un peu de tout, des maladresses ou des trucs pas tout à fait aboutis, mais va savoir pourquoi, des petites mélodies qui me trottent dans la tête, des mots qui me touchent, une ambiance, détail qui tue, ça plait à ma fille qui remet certains titres 4 à 5 fois de suite. Alors, je me dis que ça vaut le coup de suivre une aventure comme celle là. Un premier passage sur une péniche, je fais la route de Paris, pour voir, en vrai en live. Parfait? Non, ce serait désespèrent d'ailleurs, mais quelque chose se dégage, une émotion partagée. De concert privé en petite salle, j'ai revu Bruno sur scène, trouvant qu'il mûrissait, il m'a fait le cadeau de me faire écouter son album tout juste sorti de mixage, un vrai cadeau, d'autant plus un cadeau que c'était un tournant pour lui, un nouveau départ. Comment savoir ce qui vous a plus chez quelqu'un? Allez expliquer "objectivement" pourquoi Machin est votre meilleur ami et zézette la femme de votre vie! Impossible ! En tout cas, il fait partie des gens rencontrés grâce à Michel et au bon vieux forum de Supertonin. De ces rencontres est née une amitié, une amitié qui ne demande rien, pleine de pudeur, ainsi quand une petite curieuse me dit, quel âge il a? ou il fait quoi quand il ne chante pas? Est-ce qu'il a un autre métier ? depuis quand il chante? etc... (les femmes sont curieuses même quand elles sont des petites filles) je me rends compte que je ne sais pas et que je ne me suis jamais posé ces questions et pour tout dire que ce n'est pas ce qui me préoccupe, l'essentiel c'est les émotions qu'on a partagées à ses concerts ou à d'autres, les petits mots échangés, les petits riens et les grands tout qu'on partage avec les proches. Je suis donc un peu suspect quand je vous dis qu'il faut acheter cet album, "Attention Fragile" mais je vous assure que s'il n'était pas du tout à mon goût je n'en parlerai pas.
avril 2006 au théo théatre Travaux et activités en extérieur en cette saison = exposition aux pollens, dur dur de respirer. Bon j'y vais et pour profiter de ce que la dame de la FNAC a appelé « un horaire décalé » en me remettant le billet, petit arrêt pour voir une amie qui habite une ville de la grande banlieue parisienne dans laquelle on travaille sur les moteurs de fusée (c'est étonnant non ? pas loin d'usine où on fabrique des Renault). « Mais oui, t'as le temps c'est pas loin etc.… » on n'a jamais le temps, c'est lui qui nous a. Musique pour ne pas être tenté de solliciter l'accélérateur de ma De Lorean Break, « je ne voyage pas je pars », sauf que Paris comme les ¾ des villes françaises est en chantier, donc pas toujours aisé d'aller d'un point à l'autre. Trouver une place de parking au milieu de voitures bizarres non plus. J'arrive devant la salle un public déjà important attend devant la salle, et oui, prix unique placement libre, tout le monde veut être aux premières loges pour ce premier concert événement. AU bout d'une heure la foule compacte s'impatiente et le service d'ordre sympathique mais efficace a du mal à organiser l'attente, les premières clientes de la tente de premiers secours de la protection civile reçoivent leur premières patientes, faut dire que les docteurs ils sont beaux… autre concert au théo En partant de bonne heure, j'aurai une chance d'attraper aussi Fabien Martin, donc je file, c'était sans compter sur un poids lourd en panne dans une section à 2 voies de l'autoroute, et après en prime un accrochage de ceux qui regardaient… changement d'itinéraire, mais une veille de week end à rallonge, le Parisien fuit vers les plages et les campagnes, bon tant pis, je ne serai pas à l'heure pour Fabien. Porte de Versailles, foire de Paris, pour la foire c'est la foire, foire aux places de stationnements et foire aux dépanneuses et aux camions plateau qui enlevent à qui mieux mieux. Pour faire court, il m'a fallu autant de temps pour trouver une place que pour arriver à la porte Maillot !
Un petit attroupement devant le Théo Théatre, des amis dans la musique sont là, la salle sera bien remplie, tant mieux. Entrée en scène, Bruno a la démarche plus souple, l'habitude ; le show démarre, attention fragile, les chansons et Bruno installent une ambiance avec le public, duo avec Lydie sur Forteresse de Michel Fugain, les amours de vacances, humour et auto-dérision sur les rateaux qu'on se prend à la plage quand on est ado, les amours impossibles et ensuite, l'amour qu'on ne sait pas protéger en se protégeant trop, « l'abandon » duo tout en sensibilité avec Caroline. La salle est conquise, et suit Bruno et son équipe dans ses voyages imaginaires et intimes. Un très bon concert, mon troisième, le meilleur, une grande complicité entre les musiciens, un forme qui met en valeur le fond, sensible, intimiste, fragile et malgré tout solide. Mon récit ne serait pas complet si je ne vous disais pas que Bruno et Caroline m'ont dédicacé un très joli duo swinguant sur « girl talk » le célèbre morceau de Neal Hefti, ça ne vous dit rien ? si l'ancien indicatif de Pierre Bouteiller sur France Inter, non plus ? si je vous dis la version française « dansez sur moi », plume d'ange lui-même, émotion. Comme on ne peut se quitter comme ça on papote en terrasse jusqu'à pas d'heure, on se dit qu'il faut partir arce que c'est plus raisonnable, mais on a toujours du mal à se quitter après un bon moment, d'ailleurs on ne se quitte pas vraiment, on est toujours un peu en lien par la pensée ou par le grâce des ligne téléphoniques ou des fils du web, tout ces fils que mine de rien le grand magicien a tissé entre nous au fil des concerts. Ce soir, je vais voir Souchon, la première fois que je l'ai vu, Bruno devait être à la maternelle, et quand il prenait un râteau sur la plage, il n'oubliait ni la pelle ni le seau. même que dans Chorus ils en parlent Article ajouté le 2007-05-30 , consulté 88 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " scène française "Retour aux articles |